Championnats de France – Saint-Omer – 22 au 25 juin – Élise Delzenne : « Je suis stressée au départ d’un France »

France Cyclisme : Que représente à tes yeux ta victoire à Lannilis en 2013, aux France ?

Élise Delzenne : « J’étais super heureuse. J’avais repris le vélo en compétition en 2012, et Lannilis en 2013 je remporte le Championnat de France élite dames. C’est l’une des plus belles victoires de ma carrière, avec des épreuves 1.1 ou le Trophée d’Or ».

FC : Ce titre apporte quoi, t’a-t-il ouvert les portes d’équipe professionnelles ?

ED : « Je pensais au début que c’était pour cela que Lulemon Specialized m’avait pris, cela a été le cas sans doute par la suite, mais en fait ils m’avaient repéré sur une petite course en Belgique, où je les avais impressionnés. Après quand ils vont que j’étais Championne de France, cela a accéléré évidemment les choses ».

FC : Le fait de courir à domicile ces France va représenter quoi ?

ED : « De la pression, non… Je pense que pas mal de personnes vont venir m’encourager. J’ai même une copine qui m’a appelé parce qu’elle m’avait vu sur les affiches de promotion des France, à Lille. Elle avait été impressionnée. Si d’autres personnes me reconnaissent peut-être que le jour « j » elles seront à Saint-Omer pour m’encourager. Mais courir à la maison je vais avoir plus de pression, c’est certain.

FC : Les Championnats de France restent une course sur laquelle tu sais répondre présente, Élise. C’est l’une des courses de l’année pour toi ?

ED : « Oui, car il est agréable d’avoir un maillot bleu-blanc-rouge sur les épaules durant un an. Ce maillot en 2013 m’a donné une autre dimension car les filles ne me connaissent pas du tout, et elles se sont dits c’est qui cette fille chez Specialized en bleu-blanc-rouge ».

FC : Le jour d’un Championnat de France, au départ, tu es comment Élise ?

ED : « Je suis stressée… et cela dépend du résultat aussi. Le soir à Vesoul j’étais triste. Une fois que l’on est Championne de France, tout le monde regarde le résultat du Champion national. Des fois cela donne des ailes, des fois cela peut aussi être difficile quand on n’est pas spécialement bien ».

Propos recueillis par
Hervé Bombrun